Comme expliqué dans mon précédent billet, j’étais à Leysin du 27 décembre 2007 au 2 janvier 2008 avec 59 ados et une petite vingtaine de responsable pour le camp « Ski & Snow » de la Commission Jeunesse (CJ). Nous étions au chalet de l’ancien stand contrairement à l’année passé où nous logions aux Fougères.
Le beau temps nous a permis de faire toute sorte d’activité: du ski et du snowboard, de la grimpe, de la natation, du hockey sur glace, de la raquette, du curling, du tobogganing (grand parc où l’on descend sur des bouées dans des tubes de glace à la bobsleigh), des jeux dans la neige, etc… A l’intérieur du chalet, les jeunes ont aussi pu profiter d’un baby-foot, d’une table de ping-pong, d’un coin BD, de différents jeux type « Jingle speed », etc… Nous avons aussi organisé un petit kiosk avec des barres de chocolat (Mars, Snickers, etc…) et des boissons. Finalement, à leur demande, c’est les jeunes eux-mêmes qui se sont occupé de gérer ce « buissness ».
Le soir, nous nous retrouvions tous pour avoir un moment de louange, suivit par un moment d’enseignement. Cette année, notre source d’inspiration a été 1 Jean (l’amour de Dieu pour nous, l’amour pour les autres, le pêché, etc…) Et comme on se voulait aussi être un peu plus personnel, nous passion encore un certain temps en petit groupe. L’idée est de pouvoir répondre aux éventuelles questions des jeunes qu’ils auraient pu se poser durant l’enseignement. Il arrive aussi qu’un jeune ait besoin ou envie de partager une expérience ou une situation particulière. D’autres fois, on prie les uns pour les autres. C’est un moment à part, sécurisé, consacré aux besoins des participants.
Je pourrais vous raconter encore beaucoup de chose (comme l’excellent brunch du 1 janvier durant lequel nous nous sommes régalés ou notre soirée de nouvel an), mais j’en garde une partie que je vous raconterai de vive voix.
En ce qui me concerne, j’ai vécu un camp agité tout en étant calme (un peu paradoxal tout ça…). Le danger qui me guettait (cela ne me concernait pas seulement moi, mais tout ceux qui était présent au camp de l’année passé où j’étais également responsable) pour cette édition venait… de l’édition précédente. D’une année à l’autre, passablement d’éléments sont identiques et pourtant ce sont deux camps bien distincts. On a parfois vite fait de faire des comparaisons, surtout lorsque « la dernière fois, c’était tellement bien ! ». Finalement, je crois que je ne suis pas trop rentré dans ce jeu de comparaison. Par contre, plusieurs fois – et ce dès le début – les choses ne se sont pas vraiment passé comme je l’imaginais. La première chose fût le chalet. Je pensais et j’imaginais déjà pouvoir avoir le même que l’année dernière.
Au niveau de l’équipe d’encadrement, j’espérais dans un premier temps pouvoir m’entourer de certaines personnes avec lesquelles le contact passe bien et dont l’expérience et les compétences me permettent d’avoir confiance en elles. Mais il en fût rien! J’ai donc approché
d’autres personnes, avant que certains que je n’imaginais pas prendre avec moi ne viennent directement me parler de leur désir de venir. Cela a eu quelques conséquences avant et durant le camp. Nous avons dû limiter les séances de préparation à deux (même à une voir pas du tout pour certains). Sur place, nous ne nous connaissions pas très bien et des points de vus divergents sont très vite ressortis. J’ai même eu l’impression à un moment que deux clans étaient en train de se former. Heureusement, on (avec David) senti la chose dès le début et on a pu intervenir de la bonne manière. Dès ce moment, une nouvelle dynamique c’est mise en place, ce qui nous a permit d’avoir une certaine complicité.
Des représentants de la commission jeunesse sont aussi venus voir de quelle manière se passait concrètement le camp. Ça a été une bonne occasion pour moi de pouvoir discuter avec eux et de pouvoir expliquer mon point de vu sur certaines situations (que je trouve parfois un peu aberrante). Je pense pouvoir dire que cela a été positif pour les deux parties.
Personnellement, je tire les « leçons » suivantes de cette expérience:
- Tout doit être prêt avant le début du camp (au moins savoir quoi, quand, qui, comment)
- L’équipe doit se connaître et si possible avoir des précédant (activités, camp, etc…)
- Il faut un chalet plus approprié (par exemple, il faut un bureau)
- Ne pas accepter trop de participant
- Un bus est une excellente chose
- Bien maîtriser ses heures de sommeil me permet de mieux sentir et gérer le camp
- S’encadrer d’un « leader spirituel » compétant et avec lequel on peut partager est excellent
- Connaître une partie des participants peut être un plus
Et de manière plus générale
- Il est de plus en plus difficile de trouver des personnes prêtes à s’engager pour des camps
- Ces personnes ont de moins en moins de temps (moins disponible)
- On peut vivre de très belles choses avec elles (elles peuvent même nous surprendre); il y a du potentiel
- On a besoin d’elles et elles sont précieuses !
- Elles peuvent dans certains cas cruellement manquer d’expérience et cela se ressent !
Au passage, je tiens à dire toute ma reconnaissance à l’équipe de responsable qui s’est engagée et à tous ceux qui ont prié pour ce camp (et pour moi) !
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