Lundi passé, l’école a organisé une conférence avec Kevin Warwick. Il s’agit d’un anglais, premier cyborg. Un cyborg est un être-humain amélioré (assisté ?) par ordinateur. Le but est de se connecter à une machine dans le but d’utiliser ses capacités pour les mettre à notre disposition. Dans cette optique, le clavier, la souris et l’écran deviennent superflu. L’idée consiste à connecter directement le cerveau à un ordinateur.
Kevin Warwick expliquait que l’on avait jusqu’à maintenant beaucoup étudié le corps humain sous l’angle de la chimie (entre autre par la très profitable industrie pharmaceutique suisse), mais pas tellement l’aspect « électrique ». Kevin travail dans un laboratoire d’une université anglaise. Dans ce cadre, il s’est fait implanter une première puce en 1998 qui permettait à un ordinateur de l’identifier. Depuis, plusieurs centaines de personnes ont fait de même.
Ce que je trouve plus intéressant, c’est l’implantation d’une deuxième puce en 2002 connecté avec son système nerveux. Elle lui permet de donner des ordres à un ordinateur simplement en fermant sa main. L’inverse est aussi possible: une machine peut lui fermer sa main. Il est possible d’envoyer ces informations sur Internet et donc de lui serrer la main à Londres alors qu’il est New York. C’est ainsi qu’il a pu faire de la télépathie avec sa femme (prouvé scientifiquement).
Une application qui vaut la peine d’être exploité est liée à la maladie de parkinson. On est capable, avec un tel équipement, d’aider le système nerveux des personnes qui ne sont plus en mesure de le gérer. D’une autre source, j’ai appris que cela n’était pas du tout au point et que cela avait encore des effets secondaire (par exemple, la personne est de nouveau capable de marcher mais n’arrive plus exprimer).
D’un point de vu purement technique, je trouve ce travail très intéressant, voir excitant. C’est incroyable de pouvoir communiquer ainsi avec son cerveau et son système nerveux. Cela permet des applications nombreuses et presque sans limite. Et c’est là que je pose des questions. D’un point de vu éthique, quelque chose me dérange encore. Il faut que l’on se pose les bonnes questions maintenant. Faut-il se fixer des limites ? Jusqu’où ? J’ai bien peur que dans tout les cas, l’on ne s’arrête pas. J’ai l’impression de Kevin est tellement absorbé par ses travaux, il ira coûte que coûte jusqu’au bout par passion. Il est actuellement financé par l’industrie pharmaceutique et serai près à recevoir des financements de l’armée.
Article de journal paru la même semaine (6.9 Mb)
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